Effets des crues sur la qualité de l’eau

Effets des crues sur la qualité de l’eau.

Cherchant des informations au sujet des dernières crues, nous avons trouvé ceci sur le site de Eau-Toulouse-Métropole :

« Quant à l’eau distribuée, elle reste parfaitement potable et fait l’objet d’un suivi permanent et très strict. Des contrôles renforcés sont réalisés en continu, conformément aux normes sanitaires en vigueur. »

Nous avons adressé fin février un courriel à Robert Medina, vice-président en charge de l’eau/assainissement, demandant des précisions sur deux points :

  1. sur l’évolution de la fréquence des contrôles pendant la période de crues
  2. sur la qualité de l’eau : quels sont les polluants ayant connu des concentrations supérieures à l’ordinaire et de nouveaux polluants sont-ils apparus ?

Dans sa réponse datée du 3 mars 2026, il est indiqué :

« La surveillance de la qualité de l’eau a été renforcée pendant la période de crue.

– Analyses en laboratoire : la fréquence passe de deux analyses par semaine en temps normal à un suivi quotidien durant la crue. Ce suivi concerne les étapes inter-filières et porte notamment sur la turbidité, la matière organique (MO) et le carbone organique total (COT) sur l’eau brute, l’eau décantée, l’eau Opacarb et l’eau produite.

– Supervision en ligne : les capteurs de turbidité et de matière organique font l’objet d’une vigilance accrue avec une analyse quotidienne des courbes par le pôle qualité.

– Processus de traitement : la surveillance de l’injection des réactifs, particulièrement pour le polymère et le charbon actif en grain (CAP) à Pech David a été renforcée.

Concernant l’éventuelle présence de polluants à des concentrations supérieures à l’ordinaire ou l’apparition de nouveaux polluants, des analyses sont actuellement en cours dans le cadre de l’autosurveillance. La fréquence de ces analyses spécifiques n’a pas été modifiée. »

La première partie de la réponse est à priori satisfaisante. A titre de comparaison, Toulouse-Métropole n’a pas été dans la situation du Lot, où pendant plusieurs jours, l’eau du robinet a été impropre à la consommation touchant une centaine de communes et 40% de la population.

Dans cette situation, le recours à l’eau en bouteille est justifié. Fort heureusement cela n’a pas été le cas à Toulouse.

Sur la seconde question, si nous sommes satisfaits que des analyses soient en cours, nous espérons une réponse assez rapide et si nécessaire nous renouvellerons notre demande. Car cette question est importante. A titre d’exemples dans notre région :

  1. C’est une crue de l’Orbiel qui a rendu l’eau non consommable, suite à une forte augmentation de la concentration en arsenic, due à la présence des déchets de la mine d’or de Salsigne (Aude).
  2. En 2024, Nestlé avait détruit 3 millions de bouteilles à cause d’une contamination par des bactéries issues de germes fécaux. Selon toute vraisemblance, c’est un lessivage des sols dû à de gros orages qui est à l’origine de cette pollution.
  3. Dans la vallée de l’Arnette (Mazamet), les crues emportent sur leur passage toute une série de polluants issus des usines de délainage laissées à l’abandon depuis leur fermeture dans les années 70.

Et bien sûr, si de nouveaux polluants sont apparus, nous demanderons que leur origine soit clairement identifiée.