Invitation au CA extra-ordinaire d’Eausecours31

Mardi 24 mai 2022 à partir de 18H30
Maison de quartier de Bagatelle, 13 imp. du Bachaga Boualam,
Très facile d’accès depuis la station de métro Bagatelle.

Pour accéder au plan cliquez ici

Aux adhérent.e.s et sympathisant.e.s  d’Eau Secours 31

  • Avoir l’occasion de venir nous voir entre deux  Assemblées générales ?
  • Prendre des nouvelles de la vie et des combats de l’association ?
  • Comprendre ce que sont les « bassines » dont vous entendez parler ?

Ça vous dit ?

Nous, on s ‘est dit que ce serait sympa  de vous inviter et de vous concocter un Conseil d’Administration pas tout à fait ordinaire.

Un Conseil d’Administration ? 
Oui, parce que nous voulons ainsi vous rappeler que toutes nos réunions de CA sont ouvertes aux adhérent.e.s,  pour une fois ou plus souvent, au rythme de chacun.e.

Extra ?
Oui, parce que nous en profiterons pour faire une séance de formation /information sur la question des « bassines », ces (trop) grandes retenues d’eau qui vont puiser dans les nappes phréatiques et comprendre l’enjeu autour de ces « bassines ».

Ordinaire ?
Oui, ordinaire quand même, car nous serons entre nous, adhérents et sympathisants. Vous pourrez poser « toutes les questions que vous vous posez sans oser les demander »  sur la vie de l’asso.
Oui, aussi, parce que ce sera un moment convivial et on pourra échanger autour d’un pot comme souvent dans nos CA « ordinaires ».

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16 ASSOCIATIONS DEPOSENT UN RECOURS GRACIEUX CONTRE LE SDAGE ADOUR-GARONNE 2022-27

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16 ASSOCIATIONS DEPOSENT UN RECOURS GRACIEUX CONTRE LE SDAGE ADOUR-GARONNE 2022-27

Après 2 années de débats et de contributions au sein du parlement de l’eau du bassin Adour-Garonne (le comité de bassin[1]), le document cadre (le SDAGE[2]) a finalement été adopté à l’issue d’une procédure contestable en faveur de l’accaparement de la ressource en eau pour l’irrigation. Face à un tel déni de démocratie environnementale, 16 associations[3] de protection de l’environnement et de défense des consommateurs déposent un recours gracieux auprès du préfet de bassin. Explications.

Une procédure démocratique bafouée au profit d’une irrigation intensive

Ce 10 mars 2022 aurait pu – aurait dû – être un grand jour pour la démocratie environnementale. Le Comité de bassin Adour-Garonne, Parlement de l’eau réunissant des représentants de tous les usagers de cette ressource fragile, était réuni en séance plénière pour l’adoption du nouveau SDAGE.

Mais rien ne s’est déroulé comme prévu. Des manœuvres de dernière minute ont permis aux représentants de l’agriculture industrielle de faire passer une motion et une modification du SDAGE. FNE Midi-Pyrénées a déjà eu l’occasion de dénoncer les travaux du Varenne agricole de l’eau et du changement climatique, tant sur la méthode sans concertation que sur le fond. Eh bien ce sont tout simplement les conclusions du Varenne qui ont été intégrées dans le SDAGE, alors même que cette
éventualité avait été pourtant explicitement retirée lors de la commission planification du 17 février 2022.

Cette méthode inacceptable de pression foule au pied la démocratie participative et anéantit des années de concertation et de construction lente d’un compromis, pourtant essentiel sur cette question extrêmement sensible du partage de l’eau.

Les associations de protection de l’environnement et de défense des consommateurs contraintes de déposer un recours gracieux

Comment le Comité de bassin dit « parlement de l’eau »  sous l’impulsion de l’agriculture industrielle et sous l’égide de l’Etat peut-il claquer la porte aux nez des associations membres, imposant des éléments nouveaux 5 minutes avant le vote final ? Il est irrecevable qu’une instance de cette envergure bafoue ainsi la procédure de validation.

Pour Cécile ARGENTIN, Présidente de FNE Midi-Pyrénées :

« Il n’y a pas meilleur moyen pour  rompre la confiance des associations, dont  un grand nombre sont sollicitées dans la durée pour  l’élaboration de projets de territoire. Est-ce bien utile de nous engager quand le Premier Ministre à la sortie du Varenne de l’eau précise que les Préfets « reprendront la main » si nécessaire sur les Projets de territoire , nous n’en doutons pas une minute désormais. C’est la raison pour laquelle nous déposons ce jour un recours gracieux auprès du préfet de bassin avec 16 associations de protection de l’environnement et des
consommateurs. »


[1] Le comité de bassin est une assemblée politique jouant le rôle de “Parlement de l’eau” sur le territoire du bassin Adour-Garonne. Rassemblant des représentants de tous les acteurs concernés, il est le lieu de concertation privilégié entre les usagers, les collectivités locales et l’État sur tous les enjeux liés à l’eau.

[2] Le SDAGE est un outil de planification visant à assurer la gestion de la ressource et des écosystèmes aquatiques, à l’échelle des grands bassins hydrographiques.
Élaboré au niveau de chaque grand bassin hydrographique (Seine-Normandie, Artois-Picardie, Loire-Bretagne, Rhône-Méditerranée…), le schéma directeur d’aménagement et de gestion des eaux (SDAGE) fixe, pour ce bassin :

  • les orientations fondamentales d’une gestion équilibrée de la ressource en eau,
  • ainsi que les objectifs de qualité et de quantité des eaux à atteindre.
    Il définit aussi les actions à mettre en œuvre pour améliorer la qualité de l’eau.

Prévu pour 6 ans, le SDAGE est adopté par un comité de bassin et approuvé par le préfet coordonnateur de bassin.

[3] FNE Midi-Pyrénées, FNE 82, FNE 65, UPNET, APRA Le Chabot, Comité Ecologique Ariegeois, ANPER TOS, Collectif Clubs Mouches 31, Collectif Testet, Nordenvie, Calelh, SEPANSO Aquitaine, CLCV, UFC Que Choisir Aquitaine, Confédération Paysanne du Tarn et AAPPMA de Marignac

__

Contact presse :

Cécile ARGENTIN – Présidente de FNE Midi-Pyrénées – 06 18 63 75 33

Hervé HOURCADE – juriste à FNE Midi-Pyrénées – 07 86 52 30 92


FNE Midi-Pyrénées

14, rue de Tivoli
Maison de l’Environnement de Midi-Pyrénées
TOULOUSE, 31000
France

« >adresse

05.34.31.97.86

contact@fne-midipyrenees.fr
www.fne-midipyrenees.fr

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Une mobilisation réussie contre les méga-bassines !

Salut à tous,
Notre mobilisation contre les projets de méga-bassines ce week-end fut inédite !
+ de 7 000 personnes, venues de toute la France et d’autres pays, se sont rassemblées à la Rochénard (79) pour dire STOP à l’accaparement de l’Eau !
Nous avons vécu ensemble une nouvelle aventure extraordinaire, dense, riche en émotions et en humanité !
Une mobilisation inoubliable qui a soudé encore davantage tou-te-s cell.eux qui se battent pour défendre l’Eau comme Bien Commun Public contre toute forme de prédation !
Retrouvez les moments forts du Week-end ici, n’hésitez pas à partager :

https://youtu.be/2WMo8nMQw3I

UN IMMENSE MERCI À TOU-TE-S !
LA LUTTE CONTINUE !
Le Collectif Bassines Non Merci
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Plus de 7 000 personnes manifestent contre les bassines dans le Poitou

Ce samedi 26 mars, plus de 7 000 personnes se sont rassemblées dans les Deux-Sèvres à la Rochénard, une mobilisation d’une ampleur inédite contre les projets de méga-bassines qui accaparent l’eau dans la région. La manifestation s’est poursuivie par le démontage du réseau d’alimentation d’une future bassine, qui prélèvera l’eau au détriment des besoins des habitants de Vallans en eau potable.

Le cortège festif et coloré s’est rassemblé sur le site d’un des projets de bassine de 220 000 m3 et 7 hectares, Sev5, où habitants, paysans, syndicalistes, naturalistes, militants du climat, ont rappelé leur détermination à stopper ces projets pour protéger et partager les ressources en eau. Munis de bêches, de plants et de semis, les participants ont encerclé puis replanté et occupé l’espace de cette bassine en projet… devant appartenir, entre autres, au président de la FDSEA des Deux-Sèvres.

Les manifestants ont ensuite excavé et prélevé plusieurs sorties d’eau du réseau de pompage de la bassine en projet d’Epannes. Lors de la dernière manifestation, le débâchage d’une bassine et le démontage d’une pompe avait montré la fragilité de ces infrastructures, encore démontrée aujourd’hui par le prélèvement et la mise hors service de cette partie du réseau – malgré un dispositif policier disproportionné et portant atteinte à la liberté de manifester. Une nouvelle d’autant plus importante que ce réseau de pompage devait servir à détourner l’eau des habitants de Vallans, mais aussi à concentrer les droits d’eau pour une poignée d’exploitants agricoles, au détriment de tous les autres. Ce montage démontre bien que les bassines serviront à augmenter les prélèvements d’eau et pomper toujours plus dans les nappes phréatiques, malgré ce que veulent faire croire les promoteurs de ces bassines.

En fin de journée, malgré les tentatives répétées de bloquer l’arrivée des tracteurs et les interdictions préfectorales, les manifestants ont finalement réussi à faire la jonction avec eux, alors même que les paysans sont les premières victimes de ces projets d’accaparement d’eau, typiques de ce modèle agro-industriel.

L’ampleur et la détermination inédites de ce nouveau rassemblement ne sont pourtant qu’un début : les manifestants appellent d’ores et déjà à un printemps maraichin et à plusieurs mois de mobilisation intense contre les méga-bassines tant que ces projets ne seront pas stoppés.

Alors que le gouvernement semble vouloir soutenir et financer tous les projets de méga-stockage d’eau en France et suite au Varenne de l’eau, co-piloté par la FNSEA et les agro-industriels,

Alors que la société anonyme des Deux-Sèvres se targue du remplissage d’une première bassine à Mauzé-sur-le-Mignon, dans un contexte de grave déficit hydrique des nappes phréatiques et des rivières,et annonce pouvoir démarrer trois nouvelles méga-bassines (Priaires, Epannes et Sainte Soline),

Alors qu’en réponse, des débâchages de bassines se multiplient en Poitou-Charentes,

Nous amplifierons toujours plus notre mobilisation et nos résistances face à ces projets aberrants. No bassaran !

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Braquage au Comité de bassin Adour-Garonne

Le Parlement de l’eau a été pris en otage ce jeudi 10 mars 2022, par le lobby industriel, avec le soutien des autorités publiques.

Parlement de l'eau

Le Parlement de l’eau vient de voter, après des manœuvres de dernières minutes orchestrées par des représentants de l’agriculture industrielle, un SDAGE en faveur de l’accaparement de la ressource en eau pour l’irrigation. Explications de notre fédération.

Le SDAGE (Schéma Directeur d’Aménagement et de Gestion des Eaux) est un document stratégique et juridique essentiel, qui encadre et oriente les décisions publiques et privées susceptibles d’avoir un impact sur l’eau, au niveau d’un grand bassin hydrographique. La France s’est engagée, avec tous les Pays de l’Union Européenne, à atteindre le bon état écologique de son eau (rivières, nappes souterraines…) en 2027. Les SDAGE successifs doivent permettre d’atteindre cet objectif.

L’élaboration du SDAGE 2022-2027 : un long processus démocratique

Ce 10 mars aurait pu – aurait dû – être un grand jour pour la démocratie environnementale. Le Comité de bassin Adour-Garonne, Parlement de l’eau réunissant des représentants de tous les usagers de cette ressource fragile, était réuni en séance plénière pour l’adoption du nouveau SDAGE.

Ce document était en discussion depuis 2 ans, et a mobilisé des milliers d’heures de travail. Les bénévoles des associations membres de France Nature Environnement, ainsi que leurs confrères et consœurs, les représentants des consommateurs, n’ont pas ménagé leurs efforts jusqu’au dernier moment, pour améliorer son ambition. Bien que décevant et inquiétant sur bien des points, des avancées réelles ont été obtenues et le compromis atteint sur le texte semblait acceptable malgré tout.

Balayé en quelques heures, au profit d’une agriculture à contre-courant

Mais ce 10 mars, rien ne s’est déroulé comme prévu. Des manœuvres de dernière minute ont permis aux représentants de l’agriculture industrielle de faire passer une motion et une modification du SDAGE, en faveur de l’accaparement de la ressource en eau pour l’irrigation. FNE Midi-Pyrénées a déjà eu l’occasion de dénoncer les travaux du Varenne agricole de l’eau et du changement climatique, tant sur la méthode sans concertation que sur le fond. Eh bien ce sont tout simplement les conclusions du Varenne qui ont été intégrées dans le SDAGE !

Cette méthode inacceptable de pression foule au pied la démocratie participative et anéantit des années de concertation et de construction lente d’un compromis, pourtant essentiel sur cette question extrêmement sensible du partage de l’eau.

Face à cette prise d’otage, les associations ont voté symboliquement contre le SDAGE, qui a malgré tout été adopté, ainsi que la motion scélérate, dans le mutisme assourdissant de la majorité silencieuse.

FNE Midi-Pyrénées porte la voix de ses associations membres, et de ses amis des associations de consommateurs représentés au Comité de bassin, et dénonce

« L’irresponsabilité des instigateurs de ce coup de force qui, au mépris de la démocratie, attisent les antagonismes et les conflits, et s’érigent en propriétaires de l’eau ;

L’irresponsabilité de la FNSEA, qui laisse croire que cette usurpation serait une solution réelle et incontournable au déficit en eau ;

L’irresponsabilité du Préfet de bassin et du Président du Comité de bassin qui, par leur soutien, légitiment de tels agissements, laissant une minorité détourner un processus démocratique, au détriment des autres usages et de l’intérêt général.

Nous affirmons que nous devons faire face collectivement au défi des bouleversements climatiques, avec le plus grand sérieux. L’urgence est bien là, comme le rappelle le « terrible avertissement » du dernier rapport du GIEC paru le 28 février. »

Les solutions sont pourtant connues et nos associations poursuivront sans relâche leur engagement, dans les instances de la République, pour défendre l’intérêt général : la transition agroécologique et alimentaire, les solutions fondées sur la nature, la sobriété de tous les usages, la préservation des milieux naturels, l’éducation et la formation de tous et toutes.

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Journée mondiale de l’eau : conférences et débats du 19 mars reportés à la la rentrée

Au vu de l’actualité, Eau Secours 31 reporte à la rentrée les conférences et débats prévus dans le cadre de la journée mondiale de l’eau le samedi 19 mars.

 

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La FP2E promulgue (sa) nouvelle loi sur l’eau

Un coup de maître. A un mois de l’élection présidentielle, la Fédération professionnelle des entreprises de l’eau publie un « Manifeste » qu’elle adresse aux candidats à l’élection suprême, et surtout aux futurs députés et sénateurs. Le syndicat patronal créé par Veolia, Suez et Saur y présente 7 « axes de progrès », censés incarner les orientations décisives pour la période 2022-2027, fruits d’un patient travail de lobbying promis à un bel avenir, car ces orientations vont inévitablement s’inscrire dans le réel, (c’est déjà fait au lendemain même de cette publication, avec le décret gouvernemental sur le « re-use »…), signant une mutation profonde de ce lobbying, non plus périphérique à l’appareil d’état et à la représentation politique, mais logé en son sein à l’état gazeux, comme un phénomène naturel, que nul ne saurait désormais contester.

Lire la suite : http://www.eauxglacees.com/La-FP2E-promulgue-sa-nouvelle-loi

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Lettre d’information d’Eau Secours 31, No 2 ­- Mars 2022

Eau et Climat : ALERTE MAXIMALE !
Comme chaque année, le 22 mars est la journée mondiale de l’eau. Elle intervient dans la foulée de l’adoption par les représentants des gouvernements de 195 pays du second volet du sixième rapport du GIEC. Le constat est sans appel : « Des impacts plus violents, souvent irréversibles, et plus précoces ont affecté toutes formes de vie sur Terre, dans toutes les parties du monde ». Ainsi, la moitié de la population mondiale a souffert de pénurie d’eau à un moment donné au cours de l’année passée, en partie du fait du changement climatique et d’évènements extrêmes comme les inondations et les sécheresses.

Pour ne s’en tenir qu’à l’Europe, le rapport identifie quatre risques principaux : les vagues de chaleur, la perte des rendements agricoles, la pénurie d’eau et les inondations. Les effets négatifs les plus sévères toucheront les régions du sud de l’Europe. Et en cas d’une température grimpant à plus de 3° au­ dessus de celle de l’ère préindustrielle, les risques climatiques seront si graves que même une adaptation maximale ne suffira pas.
Le rapport précise que la pénurie d’eau affectera un tiers de la population du sud de l’Europe à + 2°, et les deux tiers à +3°. L’agriculture intensive et l’irrigation sont bien évidemment au centre de ces enjeux.

FAME DAKAR 2022
L’objectif du Forum alternatif mondial de l’eau (FAME) est de créer une alternative concrète au neuvième Forum mondial de l’eau (WWF), organisé par le Conseil mondial de l’eau. Ce Conseil est le porte-parole des entreprises transnationales et de la Banque mondiale et prétend faussement diriger la gouvernance mondiale de l’eau.

Depuis plusieurs années, différents mouvements de la société civile luttent côte à côte pour la conservation et la gestion citoyenne de l’eau. Les activistes ont créé des plateformes, des propositions et des campagnes lors d’événements tels que le Forum alternatif de Florence en 2003, le Forum alternatif de Genève en 2005, le Forum alternatif de Mexico en 2006 ou le Forum alternatif d’Istanbul en 2009 et au sein de Forums sociaux internationaux tels que ceux de Porto Alegre, Caracas, Nairobi et Belem. Ces rassemblements ont permis de solidifier le mouvement de réappropriation de l’eau, ressource commune qui appartient à toute l’humanité.
Le mouvement mondial de l’eau, sous ses multiples formes, a donné naissance à des réseaux nationaux de droits de l’eau (comme en Italie), à des réseaux continentaux (en Afrique), et a conduit au déclin de la privatisation de l’eau en Amérique latine, en Afrique, en Europe, et notamment en France. Notamment, en France, où se trouvent les principales multinationales de l’eau, l’eau est revenue sous gestion publique à Paris
en 2010.

Le mouvement de l’eau a participé à la lutte pour faire reconnaître l’accès à l’eau comme un droit humain
fondamental. L’eau a été déclarée droit humain par les Nations Unies le 28 juillet 2010.
L’AWWF poursuivra et amplifiera le mouvement de l’eau en
• créant et promouvant une vision alternative de la gestion de l’eau, basée sur des valeurs écologiques
et démocratiques ;
• poursuivant les recherches pour trouver des solutions à la

Les Méga­ Bassines, NON MERCI !
Les méga­ bassines sont des ouvrages de stockage de l’eau aux allures de cratères plastifiés. Ces ouvrages sont imperméables et remplis par pompage dans les nappes phréatiques ou dans les cours d’eau. La surface moyenne d’une méga ­bassine est de 8ha, les plus grandes pouvant aller jusqu’à 18ha.
Et donc à ne pas confondre avec les retenues collinaires, de plus petite taille, perméables avec le milieu naturel, remplies par ruissellement naturel sans système de pompage.
L’avantage supposé des méga ­bassines serait d’effectuer les pompages en hiver. Mais que l’on pompe en hiver comme en été, cela ne change rien au problème de fond : la fragilisation des espaces naturels de stockage de l’eau. Or souterraine ou courante, l’eau participe d’un cycle naturel répondant à divers besoins vitaux (sols, plantes, animaux).
De plus une grande quantité d’eau des bassines est perdue par évaporation, et cette perte se double d’une perte de qualité, car l’eau stagnante voit sa température s’élever ce qui favorise sa dégradation (eutrophisation).

En fait, les méga­bassines servent avant tout une agriculture industrielle (monoculture de céréales, élevage hors-­sol) qui pousse à une utilisation accrue d’engrais et de pesticides.

Il ne s’agit pas d’en finir avec l’irrigation, mais de comprendre que la meilleure réponse à la raréfaction de l’eau et à la crise climatique est de chercher à retenir l’eau dans les sols. Cela passe par moins de bétonnage, par la préservation des zones humides et par le soutien à des pratiques agricoles qui restaurent les sols. Des petits ouvrages de stockage répondent mieux à ce défi et sont plus adaptés à une réelle agriculture paysanne.
Malheureusement, ce n’est pas l’orientation prise par le gouvernement dans les propositions issues du «Varenne de l’eau », piloté par le ministère de l’Agriculture, en écartant scandaleusement le ministère de
l’Environnement.

Les aides de l’État et les investissements se feront en faveur de l’agro-industrie, par des projets coûteux, sans réelle remise en cause de l’irrigation intensive. Il faut savoir qu’en période estivale, plus de 80% des prélèvements en eau dans le bassin Adour­-Garonne sont dédiés à l’irrigation !

Cette fuite en avant pour s’accaparer l’eau à n’importe quel prix se concrétise dans la région Poitou-­Charentes par la multiplication de projets de méga bassines (41 dans la Vienne, dans le bassin versant du Clain).
D’autres territoires commencent à y être confrontés (Pays de Loire et Bretagne), et ne doutons pas qu’il en sera de même bientôt de même en Midi-­Pyrénées.

C’est pourquoi EAU SECOURS 31 soutient les luttes menées contre les méga bassines en Poitou­Charentes, qui se sont traduites par des rassemblements massifs. Et nous restons vigilants, avec d’autres associations (Amis de la Terre, France­ Nature ­Environnement, Confédération Paysanne, etc), pour nous opposer aux projets éventuels de méga ­bassines dans notre région.

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Journée mondiale de l’Eau à Toulouse le samedi19 Mars 2022

Bourse du Travail, 19 place Saint-Sernin de 14h à 19h

Comme chaque année, la Journée mondiale de l’Eau a lieu le 22 mars. C’est l’occasion de
débattre des grandes thématiques se rapportant à l’eau.
Cette année EAU SECOURS 31 organise cette journée le samedi 19 mars sur le thème :

EAU et AGRICULTURE

Thème d’autant plus d’actualité avec la crise climatique et après le « Varenne de l’eau » en
faveur de l’agriculture intensive.
Au programme, deux tables rondes :
-problématique régionale :
la question des bassines, adaptation des exploitations agricoles et maraîchères, irrigation,
conflits d’usage, etc.
-influence des directives européennes et transposition en droit français. Quelles
conséquences sur les utilisations de l’eau en agriculture ?

Intervenant.e.s :
Jean-Marc DESFILHES, agronome, assistant parlementaire européen.
Sabine MARTIN paysagiste, membre sortant du Comité de bassin Adour-Garonne pour FNE Midi-Pyrénées.
Jean-François PERIGNE, mytiliculteur responsable de la Commission eau de la Confédération paysanne.
Michel SARRAILH, représentant de Eau Secours 31 au Comité métropolitain de l’eau.

Contact :
Marie-Françoise Vabre : 06 30 13 28 64
Lucien Sanchez : 06 81 08 96 44

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Varenne agricole de l’eau et du changement climatique

Les impasses et les oublis du gouvernement

Les conclusions du Varenne agricole de l’eau et du changement climatique, rendues ce 1er février, sont à l’image de l’ensemble de cette concertation : une remise en cause du cadre des Assises de l’eau de 2019, un recul politique majeur en matière de gestion de l’Eau, un déficit démocratique avec la mise à l’écart de la société civile et une impasse sur les nombreux enjeux de l’adaptation au changement climatique. Sous prétexte « d’accélérer » et « d’enrichir » ce Varenne soulève des inquiétudes sur la déstabilisation du cadre réglementaire de discussion sur la gestion quantitative de l’Eau. Au lieu de chercher à tout prix la mauvaise adaptation d’un modèle dépassé à des contraintes climatiques nouvelles, le Gouvernement doit prendre des solutions applicables et durables.

ASSURANCES PRIVÉES ET MULTIPLICATION DES STOCKAGES : DES DISPOSITIFS INADAPTÉS

La Confédération Paysanne dénonce les mesures assurantielles : « En supprimant le dispositif existant des « calamités agricoles » pour le remplacer par l’assurance récolte, le gouvernement exclut les paysannes et les paysans qui, faute de trésorerie, n’ont pas tous les moyens de souscrire à une assurance récolte. Mais il exclut aussi des productions essentielles, comme le maraîchage diversifié ou l’apiculture, qui ne sont pas assurables alors qu’elles sont en première ligne face au changement climatique. Cette réforme fait peser un risque sur la nécessaire transition agro-écologique. Elle prélève en effet une partie substantielle du budget du 2e pilier de la Politique Agricole Commune au profit des assurances, alors que cet argent aurait pu bénéficier aux mesures agro-environnementales ou encore à l’agriculture biologique ».

LE RÉSEAU ACTION CLIMAT POINTE LES RISQUES DE MALADAPTATION

« Développer le stockage et l’irrigation comme solution majeure d’adaptation au changement climatique est une rustine sur un système agricole trop consommateur d’eau. Cela crée un faux sentiment de sécurité et un cercle vicieux de dépendance à l’eau pour les filières. Les économies d’eau et les liens entre préservation de la quantité et de la qualité de l’eau sont les grands absents du Varenne. Pourtant, les Assises de l’Eau ont fixé des objectifs précis de réduction des prélèvements d’eau (10 % en 5 ans d’ici 2025 et de 25 % en 15 ans d’ici 2035). Cette sobriété ne pourra être atteinte qu’en soutenant massivement une transition vers l’agroécologie, notamment l’agriculture biologique : c’est justement ce que Monsieur Denormandie a raté dans la définition du Plan stratégique national présenté le 1er janvier dernier à la Commission européenne ».

UNE ABSENCE DE MESURES CONCRÈTES EN FAVEUR DE LA TRANSITION ÉCOLOGIQUE

Au contraire, les annonces issues du Varenne misent sur le stockage hivernal et des solutions « d’économies » d’eau d’ordre purement technologiques (numérique, robotique, génétique), La Fédération Nationale d’Agriculture Biologique liste ainsi plusieurs angles morts de cette concertation :

  • L’absence de remise en question du modèle de développement agricole : il convient, avant de miser sur les solutions technologiques et le stockage hivernal d’eau, d’adapter les pratiques agricoles aux différents effets du réchauffement climatique et de questionner l’usage des productions. Le modèle agricole doit s’adapter aux volumes prélevables, et non l’inverse.
  • L’absence de questionnement sur le partage de l’eau : à l’heure actuelle, l’accès à l’eau reste difficile pour certaines productions et pour les jeunes agriculteurs et agricultrices. Les Projets de Territoire pour la Gestion de l’Eau (PTGE) n’ont pour l’instant pas permis de régler ces questions, aussi il convient avant de les accélérer, d’en faire des outils véritablement inclusifs et opérationnels sur les questions de partage de l’eau.
  • L’absence de considération et de moyens pour les pratiques agricoles participant déjà à l’adaptation au changement climatique : bien que la littérature scientifique montre que les systèmes d’agriculture biologique et paysanne présentent une meilleure adaptation et résistance aux situations de stress hydrique ainsi qu’un impact moindre sur la ressource en eau, aucune mention n’en a été faite durant les conclusions du Varenne.

DÉTRICOTAGE DE RÉGLEMENTATIONS RÉCEMMENT ÉDICTÉES : UNE PORTE OUVERTE POUR DE NOUVELLES RÉGRESSIONS RÉITÉRÉES PAR LE LOBBY DE L’IRRIGATION

Pour France Nature EnvironnementLe Varenne, au lieu de décliner, vient au contraire fragiliser les Assises de l’Eau de 2019 et les équilibres issus de leur feuille de route. Il ne répond pas non plus à l’avis dédié voté par le Comité National de l’Eau, organisme chargé officiellement du suivi desdites Assises, avec de nombreuses recommandations (http://www.cne.developpement-durable.gouv.fr/avis-relatif-au-varenne-agricole-de-l-eau-et-du-a1210.html). L’accélération, voire une mise sous tutelle préfectorale, de la concertation autour des PTGE, risque juste de les fragiliser encore plus. La durée des PTGE s’explique souvent par l’absence de données précises sur les prélèvements ou les stockages déjà existants. Vouloir brusquer l’accord collectif, ou pire, décider sans avoir un diagnostic complet, c’est reprendre la voie du passage en force que nous avons connu à Sivens… Enfin le Varenne a annoncé vouloir remettre en cause des textes réglementaires tout juste adoptés, dont le décret du 23 juin 2021 relatif à la gestion quantitative de la ressource en eau. « Ce dernier a pourtant fait l’objet d’une concertation de plus de 18 mois au sein du CNE, avec une forte participation des représentants irrigants de la profession agricole. Alors que la gestion quantitative de l’eau a besoin de stabilité et d’appropriation, cette annonce est inacceptable » souligne Florence Denier-Pasquier de FNE.

LE PRINCIPE POLLUEUR-PRÉLEVEUR-PAYEUR OUBLIÉ !

Parmi les annonces du Gouvernement figurent des soutiens financiers issus du plan France Relance à hauteur de 100 millions d’euros, entre autres pour des retenues d’eau destinées à l’irrigation. L’UFC-Que Choisir dénonce le recours à ces fausses solutions qui concrètement aboutissent à privatiser l’usage d’un bien commun et qui entraîneront une coûteuse gabegie payée par le contribuable et le consommateur au bénéfice d’un très petit nombre d’agriculteurs, pérennisant des modes de production agricoles polluants, gourmands en eau et inadaptés au changement climatique, tels que l’irrigation des grandes cultures en plein cœur de l’été. S’appuyant sur les recommandations des Assises de l’eau de 2019 et du récent rapport de la Cour des comptes Européennes, l’Association exige l’application du principe pollueur-préleveur-payeur, inscrit dans la loi mais pas une seule fois mentionné par les ministres.

À la différence du Varenne, les Assises de l’Eau ont permis de construire un cadre équilibré et structurant pour préserver la ressource en Eau et adapter réellement notre modèle agricole aux dérèglements climatiques. Nous, organisations professionnelles agricoles, associations de protection de l’environnement, associations de consommateurs, demandons au Gouvernement de mettre ans plus tarder ces recommandations en œuvre !

Confédération Paysanne, Fédération Nationale d’Agriculture Biologique, France Nature Environnement, Réseau Action Climat, UFC-Que Choisir.

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