L’EAU, NOUS LA BUVONS, NOUS LA PAYONS ! NOUS AVONS LE DROIT DE SAVOIR !

Après avoir refusé tout débat public pendant plus d’un an, J.L Moudenc vient d’annoncer ses choix : la gestion de l’eau sera confiée en 2020 à Veolia et celle de l’assainissement à Suez.

Pour lui, la qualité des offres proposées par Veolia et Suez ainsi que les tarifs annoncés sont si intéressants, qu’il n’y a plus matière à discussion. Dans son intervention lors de la réunion publique du 13 novembre, il a même affirmé que le débat avait assez duré et qu’il était temps de voter (le 13 décembre prochain, au conseil de métropole).

Nous avons toutes les raisons de nous méfier des multinationales comme Veolia et Suez, dont le seul souci est de réaliser des profits pour leur propre développement et pour leurs
actionnaires.

Et surtout nous n’avons pas la même conception de la démocratie ! La démocratie, c’est se
prononcer en disposant de toutes les informations. Or J.L. Moudenc a fait son choix en se
basant sur plusieurs documents, et en particulier :
– le rapport d’analyse des offres faites par Veolia et Suez. Nous n’avons toujours pas ce
rapport et les élu.e.s non plus !
– l’étude sur les conditions de mise en place d’une régie. Nous n’avons toujours pas ce
document et les élu.e.s non plus !

Si monsieur Moudenc avait un réel souci de la démocratie, il fournirait dès à présent aux
élu.e.s comme aux associations et aux citoyen.ne.s l’ensemble de ces documents.
Va-t-il refuser de le faire, comme, il y un an, il avait refusé de nous communiquer les cahiers des charges soumis aux entreprises ? Nous lui rappelons que la C.A.D.A (Commission d’Accès aux Documents Administratifs) lui a donné tort … six mois après notre demande.

Nous n’acceptons pas une telle situation. Nous l’acceptons d’autant moins que nous estimons que la régie n’a pas été traitée à égalité avec Veolia et Suez. Mais pour en avoir la
confirmation, nous devons avoir accès aux documents pré-cités.

C’est pourquoi le Collectif « Ô Toulouse » appelle à un rassemblement ce jeudi 22 novembre à 12 h sur l’esplanade Jean Jaurès, afin de nous adresser publiquement à J.L. Moudenc, et exiger qu’il nous communique enfin tous les documents qui ont fondé son choix.

C’est seulement dans ces conditions que pourra être mené un réel débat démocratique, ayant pour conséquence évidente le report du vote du Conseil de métropole au premier trimestre 2019.

Le culte du secret et de l’opacité sert les multinationales, crée de la suspicion, sinon de la
corruption, et délite la démocratie. Nous avons le droit de savoir !

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Lettre de la CGT aux conseillers communautaires de Toulouse Métropole

La lettre dans son intégralité est disponible ICI.

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Les élus de Toulouse Citoyenne exigent un choix transparent et démocratique

C’est par un communiqué de presse que le groupe d’élus Toulouse Citoyenne demandent qu’un choix transparent et démocratique ait lieu entre régie publique ou délégation aux entreprises privées :

Ils ont adressé également une lettre au président de Toulouse Métropole en l’alertant sur le soupçon de conflit d’intérêt dans le cadre de l’assistance à maîtrise d’ouvrage de la délégation de service public de l’eau et de l’assainissement :

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Jean-Luc Touly enquête sur de possibles conflits d’intérêts …

Jean-Luc Touly ne pourra être présent lors des réunions publiques organisées par le collectif Ô Toulouse dans l’ouest toulousain, car il travaille avec ses avocats à la rédaction d’une plainte liée au conflit d’intérêts des cabinets chargés de l’audit concernant le choix entre délégation de service public et régie publique.

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Toulouse : quand les taxes sur le diesel tombent dans les poches de Veolia !

  par Marc Laimé, 19 novembre 2018

Les gilets jaunes n’en croiraient pas leurs yeux. L’effet combiné de deux des mesures fiscales les plus inégalitaires de la période, la création du CICE sous François Hollande, censée “relancer la compétitivité des entreprises”, puis l’augmentation de la TICPE, ardemment défendue par Emmanuel Macron, Edouard Philippe… et Nicolas Hulot, sous couvert de privilégier la transition écologique, conduisent à procurer, au cas d’espèce, une rente d’argent public à Veolia, qui l’utilise pour faire du dumping et gagner un nouveau contrat de délégation de service public, en affichant un tarif défiant toute concurrence, au détriment de celui d’une gestion en régie publique… Au regard du droit européen ces privilèges fiscaux dont joue le géant français des services à l’environnement pourraient être considérés comme une “aide d’état” déguisée, pratique honnie, comme on le sait, par les thuriféraires de la “concurrence libre et non faussée”…

La martingale est aussi imparable que scandaleuse.

Le CICE, scandale majeur du quinquennat de François Hollande qui, sous couvert de favoriser l’emploi, a procuré une rente annuelle de 20 milliards d’euros d’argent public aux entreprises qui, loin d’embaucher, en ont profité pour reconstituer leurs marges, est financé par le budget de l’état.

Le budget de l’état a été alimenté, à hauteur de 24,5 milliards d’euros en 2014, par la TICPE, et donc les fameuses taxes sur le diesel, au cœur de la contestation des “gilets jaunes”.

Par ailleurs le directeur financier de Veolia a du reconnaître, comme l’y contraint la loi, devant le Comité central d’entreprise qui s’est tenu les 5 et 6 juillet dernier, que l’entreprise avait reçu de l’état 21 613 918 euros d’argent public en 2017, au titre du CICE.

Et le Directeur financier Eau France de rappeler que le CICE a été instauré aux fins de réduire le coût du travail en France.

Avant d’ajouter :

En réalité, une partie significative du montant perçu au titre du CICE a été « restituée » par le biais de révisions tarifaires. Sur certains contrats, l’Entreprise a pu conserver le CICE. En revanche, sur 56 % des contrats, elle a dû restituer ce gain aux collectivités délégataires.

« En même temps », au terme de son 4ème « Plan de sauvegarde de l’emploi » (PSE) en un peu moins de 5 ans, Veolia s’est débarrassé de 5000 salariés en France. C’est dire l’effroyable pantalonnade du désormais tristement célèbre CICE…

Au cas d’espèce de Toulouse, cette martingale scandaleuse permet dès lors à la multinationale française Veolia d’obtenir, grâce à un colossal dumping, le renouvellement d’un précédent contrat qui lui a déjà rapporté une fortune depuis 1990, en proposant un prix de l’eau défiant toute concurrence, écartant dès lors toute hypothèse d’un retour en gestion publique, comme s’en félicitait le 15 novembre dernier, Jean-Luc Moudenc, président centralo-macroniste de Toulouse Métropole :

« Je suis heureux de pouvoir permettre aux habitants un gain de pouvoir d’achat. » Jean-Luc Moudenc a tranché. Hier, un jour après avoir exposé la comparaison entre gestion publique de l’eau dans les 37 communes de Toulouse Métropole et gestion confiée à une entreprise, le président de la collectivité, dans un entretien exclusif à La Dépêche du Midi, a révélé avoir choisi la délégation de service public. Un choix sans surprise vu la différence de 51 centimes en faveur des industriels. Le 13 décembre, il proposera aux élus de signer le contrat de l’eau avec Veolia, concessionnaire à Toulouse depuis 1990, et le contrat de l’assainissement avec Suez.

https://www.ladepeche.fr/article/2018/11/15/2906966-exclusif-prix-eau-metropole-toulouse-sera-moins-cher-france-annonce.html

1. La TICPE

La taxe intérieure de consommation sur les produits énergétiques (TICPE), TVA non comprise, a rapporté 24,5 milliards d’euros aux finances publiques en 2014 :

« La fiscalité des produits pétroliers en 2014 », sur developpement-durable.gouv.fr,

En termes de recettes, elle se place donc derrière la taxe sur la valeur ajoutée (192,6 milliards d’euros en 2015), la contribution sociale généralisée (91,5 milliards d’euros en 2014), l’impôt sur le revenu (76,0 milliards d’euros en 2015), et l’impôt sur les sociétés (59,3 milliards d’euros en 2015).

La hausse du prix des carburants hors taxes tend à accroître les recettes de la TVA perçue sur ce produit et réduit légèrement les recettes de la TICPE en raison de la baisse des volumes. Par ailleurs, elle pèse sur d’autres recettes fiscales : la TVA sur les autres produits (les ménages réduisent leurs achats d’autres produits) et l’impôt sur les sociétés (les carburants sont une dépense pour les entreprises) : https://fr.wikipedia.org/wiki/Taxe_int%C3%A9rieure_de_consommation_sur_les_produits_%C3%A9nerg%C3%A9tiques

2. Le CICE

Le crédit d’impôt pour la compétitivité et l’emploi (ou CICE) est une mesure du gouvernement de Jean- Marc Ayrault visant à soutenir les entreprises françaises.

Le CICE a été proposé par Jean-Marc Ayrault dans le Pacte national pour la croissance, la compétitivité et l’emploi qu’il a présenté le 6 novembre 2012 après la remise du « Rapport sur la compétitivité française ».

Elle a ensuite été votée dans la loi de finance rectificative pour 2012 et est entrée en vigueur le 1er janvier 2013. Son montant est de 20 milliards d’euros par an.

D’après la loi, les entreprises doivent utiliser le CICE pour investir, embaucher ou conquérir de nouveaux marchés et ne doivent pas l’utiliser pour augmenter les salaires des dirigeants ou les dividendes des actionnaires.

Néanmoins, les instructions transmises à l’administration fiscale en juillet 2013 stipulent que le report de l’utilisation du CICE dans les comptes annuels de l’entreprise est une possibilité et non une obligation et que l’utilisation du CICE ne sera pas contrôlée par l’administration fiscale.

En juillet 2016, le rapport d’informations de la sénatrice Marie-France Beaufils critique fortement le dispositif dont elle souligne le coût important pour les finances publiques (i.e. un manque à gagner de 19 milliards d’euros) face à des effets sur l’emploi très incertains.

Le rapport 2016 du Comité de suivi publié au mois de septembre de la même année confirme l’absence d’effet du CICE.

En comparant les entreprises plus fortement ciblées par le dispositif et les entreprises moins fortement ciblées pour les années 2013 et 2014, le Laboratoire interdisciplinaire d’évaluation des politiques publiques (LIEPP) de l’Institut d’études politiques de Paris montre qu’il n’y a pas d’effet avéré du dispositif sur les exportations, les investissements et l’emploi.

En revanche, l’analyse met en avant des effets sur le résultat net des entreprises et sur les salaires.

L’analyse de l’Observatoire Français des Conjonctures Economiques, centrée sur les effets sur les exportations et la compétitivité, montrent que le CICE n’a pas eu d’effet à court terme sur les exportations mais suggère néanmoins qu’il pourrait y avoir des effets positifs à moyen terme.

Selon le rapport d’évaluation du CICE de 2016, des entreprises auraient reconstitué leur marges en utilisant une importante partie du CICE mais sans certitude.

« L’impact du CICE sur la masse salariale versée par les entreprises, somme de l’effet sur l’emploi et sur les salaires, apparaît mesuré, et ne correspond qu’à une fraction des créances pour 2013 et 2014. Cela suggère que les entreprises ont consacré une partie importante du CICE à la reconstitution de leurs marges.

Pourtant, les travaux d’évaluation peinent à faire apparaître de façon robuste un effet différencié sur l’évolution du taux de marge des entreprises, selon que celles-ci ont bénéficié plus ou moins fortement du dispositif ».

https://fr.wikipedia.org/wiki/Cr%C3%A9dit_d%27imp%C3%B4t_pour_la_comp%C3%A9titivit%C3%A9_et_l%27emploi

3. L’utilisation du CICE par Veolia

Compte rendu du Comité centrale d’entreprise de Veolia Eau France, tenu les 5 et 6 juillet 2018 :

« (…) – Information sur les sommes perçues au titre du CICE 2017 et sur leur utilisation

(…) Le montant 2017 est de 21 613 918 euros, sur 2018, le CICE reste ramené à un taux de 6 % contre 7% en 2017. Il sera supprimé au 1er janvier 2019, pour être remplacé par un dispositif d’allègement des charges patronales.

Le taux de cotisation patronale maladie diminuera de six points. Le gain réalisé sur les charges patronales pour un emploi au SMIC est estimé à 9,90 %. Pour l’année 2018, le CICE continuera de s’appliquer aux rémunérations inférieures à 2,5 fois le SMIC.

(…)

Le Directeur Financier Eau France rappelle que le CICE a été instauré aux fins de réduire le coût du travail en France.

Avant d’ajouter :

En réalité, une partie significative du montant perçu au titre du CICE a été « restituée » par le biais de révisions tarifaires. Sur certains contrats, l’Entreprise a pu conserver le CICE. En revanche, sur 56 % des contrats, elle a dû restituer ce gain aux collectivités délégataires.

Il conviendra d’examiner les nouvelles règles de manière détaillée afin de continuer à bénéficier de cet apport.

(…)

(Un) représentant de la CGT déplore que le CICE n’ait pas été utilisé par l’Entreprise pour développer l’emploi et accroître le pouvoir d’achat des salariés.

Force est de constater que cela n’est pas le cas. Il s’indigne que 150 milliards d’euros d’exonérations aient été accordés aux entreprises, pour un résultat économique nul. »

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Le collectif « Ô Toulouse » réagit à l’annonce du président de Toulouse Métropole

Le Collectif « Ô Toulouse » vient de prendre connaissance du communiqué de
presse de J.L. Moudenc. Le Collectif ne sous estime pas, surtout dans cette période
d’austérité, les économies que pourront réaliser les habitants de la Métropole, et
en particulier les personnes les plus défavorisées. 

Mais il tient cependant à souligner les points suivants :
J.L. Moudenc ne manque pas d’air en évoquant « un débat citoyen intense », alors
que depuis plus d’un an, le seul débat qu’il a organisé, dans la précipitation, est
celui du 13 novembre, soit 2 jours avant sa décision. Nous lui rappelons que pour
l’essentiel (en dehors surtout du CODEV) ce débat a été le fait de notre Collectif,
notamment par de multiples réunions publiques, des dizaines de milliers de tracts
d’information, des rencontres avec les maires et/ou les conseils municipaux, etc.
A l’heure qu’il est, les élus, pas plus que les citoyen.ne.s, ne peuvent se faire une
idée objective, en dehors des tarifs, des éléments concrets résultant de la
négociation avec Veolia et Suez. Ce nécessaire éclairage implique non seulement
de connaître le rapport d’analyse des offres ainsi que les contrats de délégation
avec annexes qui seront soumis au vote du 13 décembre, mais aussi le contenu de
l’étude portant sur la régie.

Il s’étonne que J.L. Moudenc annonce non seulement le mode de gestion choisi,
mais aussi les délégataires, avant même d’en avoir informé la Commission
d’Appel d’Offres, le CTP (Comité Technique Paritaire) et la CCSPL (Commission Consultative des Services Publics Locaux).

Il s’étonne aussi d’un différentiel de tarifs avec la régie de 17,5%, cas contraire
aux situations généralement constatées. Cela révèle sans doute la concurrence
entre les deux entreprises, mais pose aussi question sur le fait que, si Veolia et
Suez ont défendu avec acharnement leurs intérêts, il n’y avait aucune instance
(élus, association, cabinet d’expertise) prenant en charge la défense de la régie
avec au moins autant de conviction qu’ont pu le faire Veolia et Suez pour leurs
propres intérêts.

C’est pourquoi, compte tenu des tous ces éléments, le Collectif « Ô Toulouse »
réserve son avis définitif.

Toulouse, le 15 novembre 2018.

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Eau : les partisans de la gestion publique dénoncent un combat inégal

Les groupes de gauche de la Métropole, La France Insoumise et le collectif «Ô Toulouse» estiment que l’option gestion publique de l’eau n’a pas eu toutes ses chances.

Pas convaincus par les chiffres présentés, toujours partisans de la gestion publique et vent debout contre un débat qu’ils estiment tronqué, les quatre groupes de gauche de l’opposition à la Métropole, auxquels s’ajoutent La France Insoumise et le collectif Ô Toulouse, ont tous réagi à l’annonce hier, dans nos colonnes, du choix de Jean-Luc Moudenc en faveur de Véolia pour la gestion de l’eau et de Suez pour l’assainissement.

Pour Claude Raynal, président des élus PS, la procédure était «orientée» car «trop tardive pour permettre un passage en régie dans les délais». La comparaison entre les modes de gestion – par la collectivité ou par délégation- ne lui paraît pas aboutie car le prix «régie» est à ses yeux une estimation et il était «possible de l’améliorer». L’élu retient que la gestion publique «sort confortée dans son principe» et regrette qu’une solution mixte n’ait pas été choisie : eau en régie et assainissement en délégation.

«Où est le débat ?», dénonce Claude Touchefeu pour le groupe Génération.s. L’élue demande des comptes, «pas de façon suspicieuse», mais pour savoir «comment les entreprises arrivent à un prix 25 % moins cher que le public», la régie ayant à ses yeux des arguments non pris en considération.

S’ils partagent la critique d’une «distorsion de concurrence» dans la comparaison et d’un manque d’information sur les chiffres produits, François Lépineux et Antoine Maurice (Métropole citoyenne) se font eux suspicieux. Le premier s’étonne du faible écart entre les offres des entreprises. Le second a écrit à Jean-Luc Moudenc pour faire état d’un «soupçon de conflit d’intérêts» : un intervenant de l’assistant à maîtrise d’ouvrage qui a élaboré le prix «régie» aurait travaillé pour Véolia dans un autre dossier.

«Service low cost»

L’eau est un des fers de lance de La France Insoumise à Toulouse. Jean-Christophe Sellin, conseiller régional, ne se contente pas de demander des explications, il juge les prix «pas sincères» : «parce que la régie n’a pas à payer des directeurs financiers, de communication, des remontées financières au groupe, des impôts locaux…». L’Insoumis pense aux municipales de 2020 et voit là le début de la campagne électorale.

Les prix tirés vers le bas font prédire à Jean-Marc Barès-Crescence (PCF) un sombre scénario, celui d’un service «dégradé, low-cost».

Depuis un an, le débat public sur la gestion de l’eau revient, pour l’essentiel, au collectif O Toulouse. C’est ce qu’il rappelle dans un communiqué. S’ils estiment eux aussi manquer «d’éléments concrets», les militants retiennent surtout «qu’il n’y avait aucune instance pour prendre en charge la défense de la régie avec au moins autant de conviction qu’ont pu le faire Véolia et Suez pour leurs propres intérêts.»

Le chiffre : 1, 2

milliard d’€> Le chiffre d’affaires sur 12 ans. Les contrats de l’eau et de l’assainissement des 37 communes de la Métropole représentent un chiffre d’affaires cumulé sur douze ans de 1,2 milliard d’€.

 

Le choix de la délégation de service public majoritaire à la Métropole

Parmi les 134 élus de Toulouse Métropole, combien voteront le 13 décembre, lors de l’assemblée qui étudiera la question, en faveur de la délégation de service public de l’eau et de l’assainissement gage, d’après les chiffres annoncés, d’économies pour les habitants ? Pour Jean-Luc Moudenc, la majorité est acquise par son seul groupe de 68 élus. Mais combien se joindront à eux ? Les dix Indépendants et certains des huit Radicaux sans doute. «La délégation de service public me paraît nécessaire compte tenu de l’écart de prix de 17 % en sa faveur. Je ne pense pas que les habitants soient prêts à sacrifier 17 % du prix sur l’autel d’une doctrine», résume Joseph Carles, le maire de Blagnac qui ne s’exprime pas là au nom de son groupe. Le prix ? «Il est inespéré», juge-t-il. «À Blagnac, c’est 151 € de moins sur la facture par an. Les entreprises ont accepté de sacrifier leur marge autour de 1 % du chiffre d’affaires. Je ne vois pas comment dire aux Blagnacais qui subissent des hausses incessantes du gaz, de l’électricité… qu’ils n’en profiteront pas.» Lundi soir, lors du repas des 37 maires de la Métropole, de nombreux maires socialistes auraient dit «oui» à la baisse de prix. «Ils ont pris acte de cette baisse, ce qui ne signifie pas qu’ils approuvent la délégation de service public», corrige Claude Raynal, le président du groupe PS.

Source : Jean-Noël Gros, La Dépêche

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Marché de l’eau à Toulouse : l’opposition dénonce une “mascarade” et un possible conflit d’intérêt

Le maire de Toulouse a décidé de confier la gestion de l’eau de la Métropole à deux sociétés privées. Il l’a annoncé ce jeudi 15 novembre dans le quotidien régional avant même le vote des élus. L’opposition dénonce le fond et la forme : un manque de transparence et un possible conflit d’intérêt.

De nombreux élus de la Métropole toulousaine du côté de l’opposition ont du s’étrangler ce jeudi 15 novembre au petit déjeuner en ouvrant le quotidien régional.
Le président de la Métropole et maire de Toulouse, Jean-Luc Moudenc, a en effet annoncé son choix concernant la gestion de l’eau dans le journal La Dépêche du Midi… avant même d’en parler aux élus qui devront ensemble se prononcer sur cette question lors d’un vote le 13 décembre prochain.

Jean-Luc Moudenc a donc opté pour deux entreprises privées : la gestion de l’eau pour Véolia et l’assainissement pour Suez.
Le maire s’appuie sur une étude comparative entre une gestion qui serait restée dans le service public et celle proposée par le privé. Et là un argument semble imparable : le prix.
Les propositions des deux candidats du privé permettraient, selon Jean-Luc Moudenc, de faire bénéficier les habitants de la Métropole du « tarif le plus bas de France ».

Les élus du groupe Métropole citoyenne dénoncent ce jeudi la méthode choisie par Jean-Luc Moudenc, sur le fond et sur la forme.
Ils « constatent avec étonnement que le président de Toulouse Métropole a réservé l’annonce de son choix à un titre de la presse locale ».
Ils s’interrogent sur le tarif annoncé (2,91 euros/m3) et se demandent « comment se fait-il qu’un écart de prix jamais vu en France soit possible entre une gestion en Délégation de Service Publique (DSP) et une gestion publique ? ».

Enfin, et surtout ils relèvent un possible conflit d’intérêt avec le cabinet Cabanes-Neveu. Ce cabinet fait partie des bureaux d’études pour l’Assistance à la Maîtrise d’Ouvrage (AMO) de la Métropole mais il a également représenté à plusieurs reprises les intérêts de la société Véolia dans des procédures judiciaires ces dernières années.
Selon le groupe Métropole citoyenne, il y a donc un risque d’annulation de la procédure.

Le groupe Générations dénonce pour sa part une mascarade affirmant que « le débat a été tranché avant même d’être ouvert ». Les élus se demandent également comment  les entreprises « arrivent à proposer un prix de près de 25% moins cher que le prix actuel ? »

La réponse de Toulouse Métropole

Face à ces accusations, Pierre Trautmann, adjoint au maire de Toulouse et conseiller de Toulouse Métropole explique qu’il n’y a pas de conflit d’intérêt avec le cabinet Cabanes-Neveu. Il précise que ce cabinet n’a réalisé que 0,7 % de son chiffre d’affaire avec l’entreprise Véolia. Il ajoute que dans une affaire récente devant une juridiction de Bordeaux, la cabinet a plaidé contre l’entreprise.

Concernant le prix de l’eau obtenu pour la Métropole de Toulouse, il s’agit de négociations indique Pierre Trautmann. Elles ont permis que « les entreprises aillent au maximum de ce qu’elles pouvaient faire et on arrive effectivement au prix le plus bas de France. » Un élément a pesé lourd dans les négociations précise le conseiller, il s’agit de l’absence de dette dans le contrat actuel avec la ville de Toulouse (contrat conclu en 1990 et qui arrive à échéance en 2020).

Enfin, les élus, nous précise-t-on, ont bien été informés de la décision du président de Toulouse Métropole de choisir Véolia et Suez. Un mail leur a été envoyé dès 7h40 ce jeudi 15 novembre.

Source : FR3

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Gestion de l’eau et de l’assainissement : une conférence-débat mouvementée

Preuve que le débat sur la gestion de l’eau et de l’assainissement déchaîne les passions, les habitants et associations étaient venus en nombre hier soir pour assister à la conférence-débat organisée par Toulouse Métropole à la salle Jean Mermoz, en présence d’une dizaine de personnalités et d’élus.

Régie contre délégation

Après une assez longue comparaison des deux systèmes par Toulouse Métropole, les partisans de la régie publique et ceux de la délégation de service public ont pu débattre des bénéfices et des inconvénients respectifs des deux systèmes pendant plus de deux heures. Un débat suivi avec passion par le public, majoritairement favorable à la régie publique, comme les acclamations de ferveur ou d’indignation ponctuant la plupart des interventions pouvaient l’indiquer.

Les enjeux éthiques et environnementaux ont été longuement mis en avant par les défenseurs de la gestion publique, tandis que les partisans du privé mentionnaient surtout l’aspect financier. Joseph Carles, maire de Blagnac a ainsi mis l’accent sur les importantes économies réalisées grâce à la délégation de service public (Véolia ou Suez). «50 centimes d’écart par mètre cube, ce n’est pas rien pour la communauté !», a rappelé l’édile sous les huées d’une grande partie du public. Un argument à peu près similaire à celui du maire de Quint, Bernard Solera :» C’est la première fois que je vais pouvoir dire à mes administrés qu’ils vont pouvoir payer moins cher !»

La question de l’écart entre les prix, que ce soit entre des sociétés privées comme Véolia et Suez, ou entre la gestion publique ou privée a également été centrale tout au long du débat. Un écart en partie expliqué par les marges importantes des sociétés privées et par les faibles investissements dans l’entretien du réseau, selon les détracteurs du privé. Tous se sont dits favorables à une analyse plus poussée des données chiffrées pour mieux comprendre ces différences de prix. Le public dont l’impatience était croissante tout au long des échanges a pu enfin s’exprimer et demander des éclaircissements vers 21 h 20.

Lors du débat, François Lépineux a rappelé que les Maires élus en 2014 n’ont pas fait campagne sur la gestion de l’eau et de l’assainissement des deux mandats suivants (2020-2032) et que donc une consultation citoyenne est indispensable à toute décision sur un enjeu aussi important sur le plan financier, démocratique, environnemental et social. Par ailleurs, l’annonce d’un tel écart de prix entre l’option régie et DSP aussi important, comme jamais vu en France, ne peut qu’interroger… les négociations ont été secrètes et l’option régie a subi une distorsion de concurrence puisque n’a pas pu être réévaluée avec les élus après les discussions avec les potentiels délégataires. C’est pourquoi il est indispensable de faire toute la transparence sur la comparaison poste par poste, à la fois technique et financier, afin que les élus et citoyens puissent avoir un débat clair et sincère !

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Marche pour le climat, le 8 décembre

EAU &  CLIMAT, Il est urgent d’agir.

Le collectif Ô TOULOUSE  pour une gestion publique de l’eau et de l’assainissement à Toulouse Métropole sera en tête du cortège sur la marche d’alerte pour le climat et contre le nucléaire du 08 décembre 2018,

Pour en savoir plus cliquez sur #ClimateAlarm
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